« Pli » création pour costume sonore

Performances Electro-acoustiques et chorégraphiques

Danse et chorégraphie  :      Nicole Piazzon

Son et composition       :        Nicolas Perrin

Matière et costume       :      Anne Marie Dégut

Cette rencontre s‘est crée autour d’une envie commune d’expérimenter et de trouver un nouveau langage commun autour du corps et du son, du geste dansé et du geste musical, d’une production sonore brute à son écoute musicale. Un processus où la danse et le geste s’écrivent par la musique, elle-même autoproduite par ce corps en mouvement.

«  Ainsi qu’on l’envisage dans le temps ou dans l’espace, la liberté paraît toujours pousser dans la nécessité des racines profondes et s’organiser intimement avec elle. L’esprit emprunte à la matière les perceptions d’où il tire sa nourriture, et les lui rend sous forme de mouvement, où il a imprimé sa liberté » Matière et mémoire.  Bergson

 C’est l’histoire d’un larsen organique.

Entre sa mémoire et sa perception au monde, il n’y a que le geste, tous les gestes, de la caresse à l’explosion. Ce geste est la surface-contact reliant le vécu à une anticipation instantanée sur le devenir. Ce sur quoi j’agis, je le donne, le fais vibrer extérieur à moi et je le récupère immédiatement dans ma mémoire, à l’intérieur. Une mise en boucle indéfnie, et toujours en mouvement.

« Le pli n’affecte pas seulement toutes les matières, qui deviennent aussi matières d’expression, suivant des échelles, des vitesses, des vecteurs différents (les montagnes et les eaux, les papiers, les étoffes, les tissus vivants, le cerveau), mais il détermine et fait apparaître la forme, il en fait une forme d’expression, l’élément génétique ou la ligne infinie d’inflexion, la courbe à variable unique. »  Le Pli.  Deleuze

Nous avons souhaité créer un dispositif organique qui tente de relier cette idée.

 Ce dispositif passe tout d’abord par la création d’un ou plusieurs costumes « sonores ». Recherche des matières et objets, matières organiques, naturelles, plastiques, métalliques et fabrication d’une seconde peau vestimentaire, pérenne ou éphémère. Tout se plie, se déplie et se replie. De part le geste, viennent le jeu et la rencontre du corps en mouvement, du costume en mouvement. La multiplication des plis du costume mène la danse à explorer cette seconde peau et structurer les singularités sonores des matières et des étoffes.

Ce dispositif se prolonge par un système de contrôle et de transformation des sons produits. Les microphones et micro contact captant à même les vibrations des matières sont à la base de la création musicale. Les sons bruts sont ensuite transformés, interprétés et rediffusés en temps réel via un système audio-numérique. Ils alimentent ainsi la danse dans un écho de ses gestes. Le traitement en temps réel se confronte aussi à une écriture. Cette partition sonore est la métaphore d’un environnement extérieur créant des événements, des perturbations, des répétitions. Elle déroule le temps. Cette structure de jeu, de captation et de diffusion est liée de manière vivante et organique à la danse et à la scénographie. Trois univers, trois costumes, trois espaces se déclinent en performances.

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